Chapitre 7:... chacun son chemin

46// Menaces terroristes pour oreilles raffinées

Bon, alors, j'avais prévu un concours pour changer le nom, mais comme je suis un gros flemmard, je trouve que finalement, Linénaze, ça claque comme nom. Si on se bouche les oreilles a sa prononciation et les yeux a son écriture.

D'autre part, j'ai été et suis malade dernièrement, voila pour l'excuse plus ou moins bidon. La, je suis a coté de mes pompes, je peux donc vous certifier que le gag ne sera pas exceptionnel.

Je retourne me coucher, en toussant comme un tuberculeux. D'autre part, y'aura peut-être un épisode supplémentaire en soirée (ou pas).

LA CHRONIQUE DE PANTO

Du Savoir-Vivre Compulsif ou l’agression des bonnes manières.

Il est des personnes souffrant d’un mal terrible, pire encore que la lèpre, que le cancer, ou la mouche dans la narine droite. Avant de commencer à en parler (le mal en question, pas la lèpre, le cancer, ou encore cette fichue mouche.), j’aimerais bien sûr instaurer quelques petites mises au point d’honneur de ces bonnes gens qui souffrent du Savoir-Vivre Compulsif. Ce que je vais faire. Bon, premièrement avant tout pour commencer, on ne dit pas « Savoir-Vivre  » mais «  Être-Chiant  ». Car le «  Savoir-Vivre  » fut, d’après moi, inventé par une horde de cucul en flanelle raidis par l’effet du temps sur leur peau décharnée et désignant ainsi les signes révélateurs d’un effort continu afin de conserver une politesse assommante d’obligations paradoxales et multiples doublées d’hypocrisie, à commencer par le petit doigt levé lors des repas, cette dernière fantaisie étant totalement aberrante et allant à l’encontre des doigts humains puisque manger avec le petit droit levé (et donc le gauche replié), cela relève de l’impossible, surtout lorsque c’est de la soupe. Ceci n’excluant pas la possibilité de remontrance à la vue d’une once de joie de vivre de la part d’un pauvre bipède humanoïde ne serrant pas les fesses et se permettant de reprendre une deuxième lichette de rosé dans un diner au restaurant. Prenons un exemple. Non s’il vous plaît, ne tentez pas de vous rendre utile par une futile entreprise de recherche d’un exemple à prendre, après je vais pleurer. Merci.

Prenons un exemple donc. Ici nous aurons Germain Poulain, petit bipède moyen de taille moyenne, de plaisirs moyens, d’éducation moyenne : la preuve, il mange avec des couverts et pas avec le petit doigt (le con) et donc de besoins moyens. Et là, nous aurons Janine Dudoitécu, descendante directe de Marie-Giselle Dudoitécu-en-Flanelle, et son fils, petit con absolument insupportable : comprenez, il est parfait. Germain Poulain est un petit paysan, le nez rougeaud, les petites veinules bleues violacées qui partent des deux bas-côtés de l’édifice nasal, partent vers les yeux mais se perdent parmi les poches multiples sous ces yeux, lesquels renvoient l’image d’un bon vieux papi rougeaud, un béret sur la tête, une moustache foisonnante, le dos courbé par la vie et revenant du bistrot. Malheureusement pour notre Poulain, deux membres Dudoitécu : le fils, petit bourgeois aux yeux bruns et duveteux, cheveux noisettes, aux joues pulpeuses et aux lèvres pêchues, un teint d’une pureté immaculée et une sorte d’aura de bon chrétien l’entourant (normal, c’est un nanti après tout). Appelons-le «  le fils  » tout simplement. Et la mère, Janine Dudoitécu. Quinquagénaire bourgeoise souffrant du Savoir-Vivre Compulsif, Janine Dudoitécu ne peut supporter la joie de vivre chez les gens. Alors au moment où elle voit Germain, son ventre déjà si compressé par ses efforts se sert encore plus, tirant par la même occasion sur ses intestins pourtant si peu utilisés. Ses joues se creusent, ses lèvres se pincent et, dans un sursaut d’énergie, ses yeux se plissent afin de mieux distinguer Germain Poulain : et alors, voyant le petit papi rougeaud joyeux, ses poumons se gonflent miraculeusement d’air pur, son torse si peu imposant se bombe, ses yeux s’écarquillent, ses mains agripent ses hanches, ses organes se décontractes soudains, et elle se tient là, debout dans sur le chemin, face du papy Poulain, le toisant fièrement du haut de ses 1m65 et des 50 mètres qui les séparent. Elle sait qu’il sait qu’elle sait qu’il est heureux, elle jouie de sa victoire, elle va pouvoir aller vers ce monsieur qui se permet de vivre heureux en pleine rue, et lui enseigner le savoir-vivre. Mais son fils, lui aussi atteint du même syndrome, sent une poussée d’adrénaline dans son corps, sa virilité s’assume d’un coup, ses muscles se gonflent, son allure est alors fière, imposante. Il n’est plus le petit fils à sa maman, il est désormais le sauveur de la bienséance à sa maman !

La décision est claire :

Le fils (avec une voix de jeune bourgeois voyant pour la première fois une vache): Ho mère, regardez là-bas, marchant avec peine mais ayant dans le regard une lueur de joie qui, ne vous déplaise, pourrais bien avoir son origine dans la bouteille de vin qu’il tient à la main, un gens moyens.

J. Dudoitécu (avec une voix de merde) : Allons mon fils, on ne dit pas pourrais mais pourrait. Ne recommencez plus cette fraute de fappe je vous prie.

Le fils : Je m’en excuse mère.

J. Dudoitécu : Bien, allons dire à ce monsieur que ce n’est pas de cette manière que l’on se tient, mon cheval mon château merde !

Alors, avec fierté et sûreté, les deux Dudoitécu s’avancent d’un pas certain vers leur proie et, arrivés à sa hauteur, s’ensuit un dialogue d’une rare moralité :

J.Dudoitécu : Veuillez m’excuser, monsieur, de toute votre mansuétude qui vous sera permis, de la manière cavalière avec laquelle je viens à votre rencontre, mais c’est que je vous ai vu, et ce par le plus parfait des hasards, quoique qu’est-ce que le hasard, sinon une suite de coïncidences plus ou moins fortuites, et qu’est-ce que la perfection sinon un concept propre à l’esprit de chacun et dont la définition ne peut se faire qu’au travers d’exemples et de paraboles, étant en fragile équilibre précaire et n’étant pas moins plus corruptible qu’autre chose, car, c’est un fait, plus moins une chose est plus corruptible, moins plus la corruption est moins possible mais dépendante du contexte, contexte par ailleurs fortuit dans le cas présent, le présent n’étant qu’éphémère face au passé gravé dans le temps et au contraire tangible en comparaison d’un futur incertain. Et de surcroît, l’incertitude n’est autre que le contraire de la certitude, ces dernières pouvant être paradoxales étant donné que l’incertitude ne peut-être fausse, donc certaine, tandis que la certitude est soit vraie, soit fausse. Or si elle est fausse, elle est incertaine. Mais il se trouve qu’en l’instant, je voulais vous parler du Savoir-Vivre, ce qui je trouve ne saurait être compris par votre petit cerveau, aurais-je tort ? Je ne pense pas, et même, j’en suis certaine, ma certitude n’étant pas fausse, et donc sachez qu’à force de manque de Savoir-Vivre, l’on trouve la mort bien rapidement ! Permettez donc que je vous dise que je me dois de vous prévenir que l’on ne vit pas comme ça. Veuillez agréer, Monsieur, les pressions de mes gens distingués.

G. Poulain : Ha ben ma tite dame, qu’est’qu’vous m’voulez don’ ? Moi, hé, j’vis comm’ ça d’puis belle lurette, j’vois po pourquoi qu’ça changerais. Héhé, si j’suis pas encore mort, c’est qu’j’ai quand même po un Savoir-Vivre si pauvre.

J. Dudoitécu : Monsieur, voyons, enfin, tout de même, stop, coupons court, ne tergiversons pas, arrêtons de tourner autour du pot, allons au principal ! Pour commencer, avez-vous une hygiène de vie ?

G. Poulain : Ha ben non, ça non, ‘ai pas d’chienne de vie, j’dirais même que je vis aisément avec le peu qu’j’ai.

J. Dudoitécu : Mon Dieu, vivre avec si peu, quel manque de bon sens…

G. Poulain : Ca expliqu’rait pourquoué je m’perd tout le temps…

Le fils : Monsieur, cela suffit, vous avez peut-être le dernier mot…

G. Poulain : Bé quoi ?

Le fils : Et bien sachez… Sachez !

G. Poulain : De thé ? *rire idiot*

J. Dudoitécu : Allons poussin, laisse maman s’occuper de tout cela. Monsieur, votre trait d’esprit peu amusant vous vaudrait bien les quolibets peu flatteurs des bonnes gens de nos jours, et j’espère que cela vous servira de leçon ! Car vous aurez le dernier mot, mais nous aurons toujours le bon mot. Adieu monsieur, viens poussin.

Le fils suit alors sa maman, la virilité mitigée assumée malgré ce vilain monsieur, et, alors qu’il la suit en lui tenant fièrement et avec grandeur la main, sa mère sent sa conscience se reposer, car elle vient de donner une leçon de savoir-vivre à ce malotru de Germain. Elle repense a l’œil vif et intelligent de son fils lors de sa prise de parole courte mais non moins futile. Elle est fière. Tout comme le fils est fier de savoir sa mère si bien élevée, si grande, si écoutée des gens moyens comme Germain Poulain. Et tandis qu’ils s’en vont la main dans la main, bras dessus bras dessous, une jambe levée et l’autre sur la pointe du pied, un tournevis dans l’oreille et se mordillant gentiment leurs paupières, les deux silhouettes prestigieuses des Dudoitécu en impressionnent plus d’un.

Note de sliver: Ou pas.

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10 commentaires

Un visiteur (waxtailor) a dit :

pas mal pour un tuberculeux

28 août 2008

Un visiteur (waxtailor) a dit :

le savoir vivre on en a jamais assez…

31 août 2008

Un visiteur (Pantoled) a dit :

C'est pour ça qu'on crève

31 août 2008

Un visiteur (waxtailor) a dit :

la suite! la suite!!!!!

4 sept. 2008

Un visiteur (Reborn-TV) a dit :

Je veut la suite bordel >.

14 sept. 2008

Un visiteur (Anon) a dit :

Quand est ce que ça revient?

24 sept. 2008

Crazy_Cat a dit :

Tu auras beau sortir des gros texte ça empêche pas que ça manque de mise à jours, allez fénéant! ;)

5 oct. 2008

Draneouf a dit :

C'est vrai quoi… la suiiiiiiiite ! Heu…mhm… s'il vous plait !???

7 oct. 2008

Sliver95 a dit :

Hehe, le prochain épisode sera fait par Ragondin, histoire de voir ce que ça donne si le pouvoir est donné au lecteur.

Si ca tarde a venir c'est que c'est lui le faignant, pas moi. (Ouuuuh l'excuse bidoooon !)

Et si la suite est mauvaise, c'est tout sa faute (Ouuuuuh comment je rejette ma médiocrité sur les autres !)

9 oct. 2008

Un visiteur (Johnc110) a dit :

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28 avril 2014

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